Please consider the environment before printing this email. Si cette recommandation est de moins en moins utilisée dans les e-mails, elle a néanmoins laissé de profondes traces dans nos comportements. Les questions environnementales ont participé à modifier notre façon de considérer l’imprimé, reléguant le papier à l’âge de pierre. Doit-on pour autant en proscrire l’utilisation ? Je vous explique pourquoi et comment utiliser le papier pour émouvoir votre audience.

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L’imprimé est sujet à toutes les récriminations

L’imprimé est désuet. Obsolète. Ringard. Fini le papier. A la corbeille. Au recyclage ! Nous sommes dans une société moderne, ancrée dans le virtuel, connectée, digitale, faite de pixels et de fibres optiques. Nous sommes dans un monde de données, de la connaissance accessible partout et en tout temps. Nous sommes dans un monde binaire, littéralement.

L’imprimé coûte cher. Dans un système économique complexe, où la concurrence est accrue, où les prix sont un critère de différenciation, pourquoi s’encombrer de reliques imprimées qui, in fine, finiront à la poubelle ? Quel sens donner à ces courriers et prospectus que nous recevons quotidiennement, et qui n’ont d’autres buts que de nous inciter à mettre la main au porte-monnaie ?       

L’imprimé tue la planète. La déforestation de l’Amazonie, ça vous dit quelque chose ? Ces centaines d’arbres que l’on abat chaque jour pour confectionner des feuilles de tout format et de tout grammage. Vous y pensez lorsque vous appuyez sur l’icône en forme d’imprimante et que celle-ci se met à cracher feuille sur feuille ?

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Utiliser le papier pour marquer l’esprit de vos cibles

Pourtant, l’imprimé, ce n’est pas que ça. Certes, l’imprimé coûte de l’argent. Certes, l’imprimé n’est pas en soi un modèle de vertu écologique. Certes, l’imprimé a une image plutôt négative (publicités, prospectus, factures, etc.). Mais l’imprimé, c’est aussi une affaire de goûts, de cœur, de sensations. Bref, une question d’affects, donc de subjectivité.

Vous vous souvenez de cet article où j’évoquais la puissance de l’émotion dans le processus de communication ? Eh bien l’imprimé s’inscrit directement dans ce propos. Si l’on se cantonne aux valeurs objectives du papier, le constat est simple : no more paper! Mais s’il l’on considère la puissance émotive et subjective d’un imprimé, alors la réflexion prend un autre tour. 

Un juste équilibre entre des aspects objectifs et subjectifs est nécessaire. C’est en pesant le pour et le contre que vous pourrez faire un choix cohérent, c’est-à-dire en accord avec vos valeurs et en adéquation avec vos objectifs de communication. Je vous invite à découvrir trois expériences de réception d’un imprimé m’ont profondément marqué et vous explique pourquoi.

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Trois expériences de réception d’un imprimé qui m’ont touché

L’invitation (personnaliser). Recevoir dans sa boite aux lettres une invitation personnalisée
pour l’inauguration d’une boutique de mobilier design. Simple, sobre, épurée,
cette invitation – qui aurait pu être envoyée par e-mail, comme le sont beaucoup
d’invitations – témoignait d’une attention particulière. Une heureuse surprise glissée
au milieu de quelques courriers sans saveur.

Le flyer (aller plus loin). A la fin d’une conférence sur le marketing digital, une consultante en réseaux sociaux a distribué à l’auditoire un flyer sur lequel étaient récapitulés les 10 points d’une stratégie réseaux sociaux. Concis, utile et bien pensé, ce flyer a été perçu comme un cadeau fait à l’assistance. Une expérience qui a laissé un excellent souvenir à de nombreuses personnes.

La carte de vœux (être attentif). Découvrir dans sa boite aux lettres une carte de nouvelle année envoyée par une personne croisée quelques mois auparavant dans un salon professionnel. Une façon subtile de reprendre contact. Je vous livre d’ailleurs quelques astuces pour réussir un premier contact lors d’un event lorsqu’on ne sait pas faire du réseau.