l'imprimé est obsolète... n'est-ce pas ?!Please consider the environment before printing this email. Si cette recommandation semble de moins en moins utilisée dans notre correspondance virtuelle, elle a néanmoins laissé de profondes traces dans nos comportements. Aujourd’hui, qui ne se pose pas la question de l’intérêt d’imprimer un document ? D’une façon générale, les questions environnementales ont participé à modifier notre façon de considérer l’imprimé. Le virtuel a contribué à promouvoir l’idée que le papier est un support d’un autre temps. Doit-on pour autant en proscrire l’utilisation ? L’imprimé n’a-t-il plus aucun intérêt, plus aucune vertu ?    

L’imprimé, c'est dépassé

Le print est désuet. Obsolète. Ringard. Fini le papier. A la corbeille. Au recyclage ! Nous sommes dans une société moderne, ancrée dans le virtuel, reliée, connectée, numérique, faite de pixels et de fibres optiques, de connexions et de ramifications. Nous sommes dans un monde de données, dans le monde du Big data,  dans le monde de la connaissance accessible partout et en tout temps, ici et maintenant. Nous sommes dans un monde binaire… littéralement.

Et puis c’est vrai, quand on y pense : le papier, ça coûte cher. Dans un système économique complexe, où la compétition fait rage, où la concurrence est accrue, où les prix sont un critère de différenciation,  pourquoi s’encombrer de reliques imprimées qui, de toutes façons, finiront à la poubelle ? Quel sens donner à ces courriers et autres prospectus que nous recevons sans cesse, et qui n’ont souvent d’autres buts que de nous inciter à mettre la main au porte-monnaie ?

Et puis c’est vrai, quand on y pense : le papier, ce n’est pas écologique. C’est un non-sens environnemental, tout le monde le sait bien. La déforestation de l’Amazonie, ça vous dit quelque chose ? Ces centaines d’arbres que l’on abat chaque jour pour confectionner des feuilles de tout format et de tout grammage, ça vous parle ? Vous y pensez lorsque vous appuyez sur ce petit icône en forme d’imprimante et que celle-ci se met à cracher feuille sur feuille ?

Lorsque l'objectif, c'est le subjectif

Pourtant, l’imprimé, ce n’est pas que ça. Certes, l’imprimé coûte de l’argent. Certes, l’imprimé n’est pas en soi un modèle de vertu écologique (encore que, avec des normes comme le label FSC, la question reste ouverte). Certes, l’imprimé a une image plutôt négative (publicités, prospectus, factures, etc.). Mais l’imprimé, c’est aussi une affaire de goûts, de cœur, de sensations… bref, une question d’affects, donc de subjectivité.

Vous vous souvenez de cet article où j’évoquais la puissance de l’émotion dans le processus de communication ? Eh bien l’imprimé s’inscrit directement dans ce propos. Si l’on se cantonne aux valeurs objectives du papier, le constat est simple : no more paper! Mais s’il l’on considère la puissance émotive et subjective d’un imprimé, alors la réflexion prend un autre tour.

Un juste équilibre entre des aspects objectifs et subjectifs me semble nécessaire. C’est en pesant le pour et le contre que vous pourrez faire un choix cohérent, c’est-à-dire en accord avec vos valeurs, dans le respect de votre intégrité et en adéquation avec vos objectifs. Deux récentes expériences de réception d’un imprimé m’ont positivement marqué. Elles m’ont permis de revoir ma position sur le sujet et sont pour partie à la source de cet article.

Avant tout, pensez à l'utilisateur

La première de ces expériences émotives que je souhaite partager à vous est celle de l’arrivée dans ma boite aux lettres d’une invitation pour l’inauguration d’une boutique de mobilier design à Perroy. Simple, sobre, épurée, cette invitation (qui aurait pu être envoyée par e-mail, comme le sont beaucoup d’invitations de nos jours) témoignait d’une attention particulière : celle de concevoir un objet de communication palpable, soigné et personnalisé. Une heureuse surprise donc, glissée au milieu d’un fatras de publicités.

La seconde bonne expérience dans ce domaine vient de Valérie Demont. A la fin d’une conférence sur les réseaux sociaux, Valérie a généreusement distribué à l’ensemble des participants un flyer sur lequel étaient récapitulés les 10 points d’une stratégie réseaux sociaux. Concis, utile et bien pensé, ce document a été perçu comme un cadeau fait à l’assistance. Une expérience qui m’a laissé un excellent souvenir.

D’une façon générale, penser à l’utilisateur final (client, prospect, partenaire, etc.) avant de prendre une décision est en soi un bon début. Mettre l’utilisateur au cœur de sa réflexion et de sa stratégie est primordial. Si vous pensez qu’un imprimé est une technique adéquate pour répondre à votre objectif et toucher votre utilisateur, alors travaillez dans cette direction.

Ps : je trouve cette vidéo d’un fabricant de papier plutôt amusante… pas vous ?

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